Interview de la semaine avec...

Veronika Smutná - organisatrice d'événements

publié le 8 juin 2016 à 13:46 par Redakce CSMPF

Cette semaine, pour la section
"Interviews avec les membres", notre organisatrice Veronika Smutná a raconté la vie en France.
Née en 1987 à Olomouc. Elle a terminé ses études de la Biologie moléculaire et cellulaire à l'Université Palackého à Olomouci, après avoir passé huit ans au lycée Slovanské gymnázium Olomouc. Elle a vécu en Moravie jusqu'à ses 24 ans. À partir de 2011 elle travaille dans le centre des recherches de Gustave Roussy. Actuellement elle est en train d'achever le mémoire sur le développement de nouvelles possibilités thérapeutiques dans le domaine du cancer du sein. Elle est membre de l'association à partir de 2013 et elle contribue à l'organisation des événements à partir de 2015. Veronika a coorganisé la Fête de Pâques tchèque 2015, la soirée d'information Comment vivre et étudier en France 2016 et le tournage d'un clip pour Zdeňek Svěrák pour son 80e anniversaire en 2016.

Commençons par tes passe-temps : quels sont ils ? 

Durant mes études déjà, quand j'avais de l'argent, j'en investissait en voyages, alors je peux dire que ma plus grande passion est de voyager. Par contre, il n'y avait jamais une situation idéale pour voyager : pendant mes études j'avais beaucoup de temps mais peu d'argent ; quand j'ai commencé à travailler, j'ai eu plus d'argent, mais moins de congé ; et maintenant, en fin de mon Doctorat, je n'ai ni l'un, ni l'autre.

Pourtant j'essaie de voyager au moins une fois par an. J'ai adoré le choix de mes meilleures destinations débutant par „I” : en Inde, Istanbul, Irlande et en Islande. Cette année, je pourrai peut-être citer même l'Indonésie. Mais il y a tellement d'endroits à découvrir ! L'expérience globale de mes voyages ne dépend cependant pas seulement de la destination choisie, mais aussi de la compagnie des voyageurs. Je profite d'autant plus quand ces covoyageurs autour de moi sont agréables, ce qui est le cas ! Et voilà donc mon deuxième passe-temps préféré, qui est de voir les amis. Je passe beaucoup de temps avec eux autour d'un repas ou d'une bouteille de vin.

VERONIKA SMUTNÁ (29)

  • née en 1987 à Olomouc
  • étudiée Biologie moléculaire et cellulaire à l'Université Palackého à Olomouc
  • doctorante à Gustave Roussy Cancer Campus
  • membre de l'association depuis 3 ans
  • coorganisé "La soirée d'information" et "Les Pâques tchèque"
Est-ce que c'est alors ta passion pour les voyages qui te conduit en France ? 

Disons que oui. A la fin de mes études j'ai su d'une possibilité des stages à l'étranger. J'ai postulé en me disant que ça peut être une bonne expérience d'essayer de travailler dans un pays étranger. J'ai choisi la France par hasard. Je suis venue en 2011 sans aucune maîtrise de la langue française - normalement seulement pour ce stage de six mois dans le cadre du programme Erasmus. Mais dans le laboratoire où je travaillais on m'a proposé de continuer mon stage sous forme du doctorat et j'ai accepté - voilà que ça fait aujourd'hui cinq ans de séjour.

Quelles sont les raisons pour lesquelles tu as rejoint l'association EJPTF ? 

Au début c'était le besoin de rencontrer les gens parlant tchèque dans la période où le jazz club du Centre tchèque, le seul endroit où je pourrais rencontrer mes compatriotes, était fermé en raison des reconstructions. Grâce aux événements de l'association, j'ai rencontré plein de jeunes personnes intéressantes, fait des liens d'amitié et participé à la vie culturelle tchèque à Paris.

Comment tu pourrais décrire l'activité de l'association ? Comment y participes-tu ? 

L'association m'offre exactement ce que je manquais avant : l'occasion pour les jeunes de se rencontrer autour d'un verre et d'essayer s'organiser les évènements. Également, c'est l'opportunité de pouvoir faire partie des débats et rencontres intéressants. A côté de cela je trouve un autre point important de l'association : la source d'informations pour les Tchèques venus récemment en France pour les aider s'orienter dans l'administration française infinie. Je me rappelle très bien comment c'était difficile au début. Je suis contente de pouvoir ainsi les aider, que ce soit par le fait s'organiser ces soirées d'information ou simplement en leur donnant des conseils.

En tant que membre je fais partie de l'association depuis trois ans, mais ce n'est que maintenant que je prends l'engagement s'organiser des événements, comme par exemple la Fête de Pâques à la tchèque en 2015 ou la soirée d'informations pour les étudiants en Erasmus en 2016. J'ai organisé le tournage d'un clip pour le quatre-vingtième anniversaire de Zdeněk Svěrák.

Pourrais-tu mettre en valeur quelques remarques personnelles de ta vie en France par rapport à celle en République tchèque ? 

Il est difficile de comparer cela au coût seulement de quelques années à Paris ; pour moi, les Français savent mieux profiter de petites joies de tous les jours, comme l'est par exemple un bon dîner avec des amis. Ils voyagent beaucoup à travers leur pays et en sont fiers. Ceci va avec leur enfermement vis-à-vis les autres pays ; les jeunes Tchèques voyagent et découvrent les cultures étrangères plus qu'eux, cependant ils ne connaissent que peu la leur. Les Français ont souvent du mal avec les langues... Mais je ne peux pas généraliser et ceci sont juste mes expériences de mes environs.

Parmi d'autres différences je conçois l'importance de la forme au détriment de l'essence d'un renseignement. Les Français adorent les rencontres mais les discussions longues ne mènent souvent à rien. Dans ce sens, on est plus direct en République tchèque ; cependant on tend plus parfois à faire des choses peu correctement.

J'espère ne pas avoir énervé personne - il ne s'agit que de mes expériences et impressions personnelles.

Elle est où ta « maison » ? Tu rentres souvent en République tchèque ? Tu restes en contact avec les Tchèques ?

La vie dans les deux pays à ses points forts et faibles, mais même si ma maison est momentanément en France, je me sens Tchèque. C'est pour cela que je passe pas mal de temps avec mes potes tchèques vivant à Paris autour d'un verre après le travail ou durant les voyages.

J'aime retourner en République tchèque. A chaque fois j'ai hâte de voir ma famille qui me soutenait durant des périodes difficiles de mon doctorat, ainsi que mes amis, la tranquillité et le confort de ma région natale de Haná.

On connaît plein de clichés sur les Français. Comment en évaluerait-tu la vérité ? 

Il faut distinguer entre les Français et les Parisiens. On dit que les Français sont arrogants, ce qui vaut pour les voyageurs dans le métro parisien, certains serveurs et beaucoup de fonctionnaires, mais je trouve que ce cliché n'est valable que sur Paris. Puis, il y a des clichés sur un Français typique avec une baguette sous le bras, un verre de vin dans une main et une cigarette dans l'autre - ceci vaut probablement pour toute partie de la France.

Ça fait déjà quelques temps que tu es en France et tu as mentionné ton affection pour les voyages - cela veut dire que tu connais certainement plein d'endroits intéressants à voir !

Comme une vraie Parisienne je n'ai jamais parcouru Paris à pied, à part quelques lieux touristiques que je montre aux amis. Mes endroits préférés sont plutôt liées aux gens agréables qu'avec une localité précise. En été, j'aime bien me poser sur les quais de la Seine ou aux bords du canal Saint-Martin, ainsi que sur les Champ-de-Mars, pour un pique-nique. En hiver, ce sont les rencontres dans des bistrots et les visites du marché de Noël qui dominent, même si rien ne peut être aussi bien que le vin chaud d'Olomouc à Noël.

En ce qui concerne le tourisme en France, le littoral français est, pour moi en tant qu'amateur des fruits de mer, le choix naturel. Je recommande la Normandie, la Bretagne la Côte d'Azur et le Pays basque. Les régions viticoles et les châteaux me passionnent également, mais il y en a beaucoup qui me restent à découvrir. Pourvu que j'aie autant de temps pour visiter chaque bout de la France, goûter tous les fromages, tous les vins,...


Lisez aussi les autres interviews de notre nouvelle section "Interviews avec les membres" !

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*Les articles expriment les opinions personnelles des membres et ne représentent pas nécessairement l'opinion de l'association.

Texte: Ales Bartos / Photos: Veronika Smutná / Correction: Kristýna Anderlová

Jana Sergio - Administrateur du web et organisateur d'événements

publié le 25 mai 2016 à 07:33 par Redakce CSMPF

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Cette semaine, pour la section "Interviews avec les membres", notre organisateur et administrateur du web, Jana Sergio a raconté la vie en France.

Née à Ostrava, elle a vécu en Angleterre, en Italie et maintenant depuis trois ans en France. Pour l'association s'occupe de organiser les événements et de gerer le site Web de l'association. Elle a également créé plusieurs invitations graphiques à des événements d'EJPTF.


A quoi tu t’intéresses ? Quelles sont, Jana, tes passe-temps ?

J’aime beaucoup les langues et la linguistique. Je trouve vraiment interessant de voir quelles sont les particularités ou les locutions drôles dans les langues différentes et j’aime en particulier la comparaison des langues avec la langue tchèque. Mais ce que j’aime le plus c‘est de voyager et d‘explorer de nouveaux endroits. Chaque fois quand j’entreprends un voyage, j‘apprends les expressions de base de la langue du pays. Mon rêve est aussi de visiter toutes les capitales européennes. Bien, on verra…

JANA SERGIO (30)

  • née en 1986 à Ostrava
  • diplômée des Langue et littérature italiennes, Université Charles de Prague
  • actuellement en congé maternité, précédemment elle a travaillé en tant que Data Maintenance Specialist chez Covidien à Prague
  • membre de l'association depuis l'automne 2014 comme organisateur d'événements
  • administrateur du web depuis 2015
  • a organisé "La fête de Saint Nicolas" et "Pâques tchèque"
  • a organisé et presenté "La soirée d'information"
  • jana.sergio@csmpf.com
Comment ça se fait que tu t‘es installée à Paris depuis plus d’un an aujourd’hui?


Cela fait presque deux ans déjà que je vis à Paris, j’ai suivi mon mari qui a été envoyé dans le cardre de son travail de Rome à Paris. A l'origine, nous devions rester pour un an seulement, mais maintenant notre séjour se prolonge chaque mois.

Comment as-tu connu l'association ?

Sur le site Internet de l’ambassade tchèque j’ai trouvé une invitation à la Soirée d’information organisée par l‘EJPTF. Je croyais que cet événement était uniquement pour les étudiants Erasmus, mais puis j’ai découvert que la soirée était utile pour tous les Tchèques qui viennent à Paris. Après la soirée, les membres de l’association nous ont amené à la Taverne tchèque, un autre événement d’EJPTF, où j’ai rencontré les autres membres. Ils m’ont invité à la réunion mensuelle où ils préparaient des événements. Ils n’avaient pas d’organisateur principal pour la Fête de Saint Nicolas. J’aime beaucoup organiser les événements et donc je me suis offert. Je n’aurais jamais imaginé de débuter par l’organisation d’un événement pour 120 personnes! Mais j’avais un équipe formidable et bien coordonné, donc la soirée a eu du succès. 

Depuis ce moment-là, j’ai organisé beaucoup de événements. Je suis très heureuse que j’ai eu cette occasion et j’ai pu acquérir une précieuse expérience professionnelle. L’association est toujours à la recherche de nouveaux organisateurs, tout le monde peut le faire !

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En quoi l’association EJPTF est-elle une contribution pour toi et en quoi l’es-tu ? 

Comme j'ai déjà dit, j'ai acquis beaucoup d'expériences professionnelles que je vais utiliser dans mon CV. J'ai appris ce que ça signifie d‘organiser des événements, comment diriger une équipe de quinze personnes ou comment promouvoir les événements sur Internet et sur les réseaux sociaux. Quand j’organise, je suis en contact avec les représentants de l’ambassade tchèque, du Centre tchèque et avec d'autres institutions. J’ai eu aussi l'occasion de représenter l‘association et de rencontrer des personnages connus , comme par exemple l’ex-première dame tchèque Dagmar Havlova, épouse de Vaclav Havel, le réalisateur Slavek Horak ou la réalisatrice et la scénariste Andrea Sedlackova.

Je suis aussi administrateur de notre web et grâce à cela, j'ai acquis beaucoup de nouvelles connaissances dans le domaine de l'informatique et en plus j’aime bien travailler avec le site. Mais le plus important c‘est que je rencontre les autres Tchèques et je me sens un peu comme à la maison. En plus, pendant les réunions et les événements nous nous amusons très bien. J'espère aussi de contribuer assez à l'association. J’essaie de venir à chaque fois avec de nouvelles idées afin que l'association se développe et améliore continuellement.

Et maintenant une question inhabituelle – comment as-tu passé les premières semaines à Paris ?

Quand nous sommes arrivés à Paris, je venais de finir mon course trimestriel de français. J’avais hâte de parler avec les Français. Bientôt une énorme déception est arrivé, parce que malgré mon enthousiasme pour la nouvelle langue, je ne comprenais rien. Ce qui m'a aidé enfin, c‘était de fréquenter des cours individuels et de regarder la télévision avec sous-titres.

Au début, j'ai aussi commencé à chercher un travail, mais, comme beaucoup de Tchèques qui viennent ici, j’ai rencontré la barrière linguistique. La plupart des offres d‘emplois requiert la connaissance du français à un niveau très avancé, et malheureusement la connaissance d’anglais ou des autres langues du monde ne suffit pas.

Après, la course à trouver un appartement a commencé. Nous avons indiqué les arrondissements que on aimait et notre agence nous a fait voir dix locations. C’était un vrai choc pour nous. Par rapport aux géants appartements romains et aux relativement grands appartements en Republique tchèque, les appartements à Parissont très petits. Assez communs sont les appartements dans les petits cours avec seule la vue chez les voisins. Une vieille lame de parquet qui grince est considérée un grand atout. Beaucoup de bâtiments anciens n‘ont pas d‘ascenseurs, et là où on a pu trouver un peu d'espace, on a installé de petits ascenseurs pour deux personnes au maximum. Par example, la porte de notre ascenseur fait seulement 46 cm de large et les personnes un peu plus „robustes“ doivent entrer flanc-en-avant.

En quoi vois-tu les principales différences entre la vie à la tchèque et la vie à la française? As-tu vécu le choc culturel?

Avant de venir en France, j‘ai vécu en Italie et en Angleterre, donc peut-être je ne ressens plus les chocs culturels. Au contraire, au début, Paris m'a fait penser à Prague, surtout les quais de la Seine ou les conditions climatiques. En comparaison avec Rome bruyant et indiscipliné, où au carrefour il y a cinq voitures au rang sur les trois voies, Paris ressemblait à une oasis du calme. Mais avec le temps, j’ai découvert les défauts.

L’hiver tchèque me manque énormément; il ne neige qu’un jour par an à Paris. Quand des amis de la République tchèque viennent, ils sont généralement surpris par le mélange des cultures et des nationalités qui vivent ici ensemble. Pour moi, Paris est très pressé et chaotique, plein de grèves et de manifestations. Egalement, j’étais choquée par le système du congé de maternité. Les femmes rentrent au travail 3 ou 4 mois après l'accouchement et les enfants restent avec les baby-sitters qui sont souvent de nationalité étrangère.

Beaucoup de personnes se plaignent de la vie en République tchèque, mais je pense que beaucoup de choses fonctionnent parfaitement. Ce que toute l'Europe pourrait nous envier c’est le transport urbain. Par exemple, à Paris, les billets pourraient être valables pour tous les moyens de transport en même temps. Ça ne vaut pas la peine de parler de transport en commun à Rome – il n’y a pas d’horaires de bus dans les arrêts de bus, donc vous devez juste attendre. Les grèves des transports, qui sont en général une fois tous les deux mois, ne sont pas annoncées en avance. Vous ne le découvrerez qu’à l'arrêt de bus.

Tu as laissé échapper le mot « maison » en lien avec la République tchèque. Est-ce que je devrais comprendre cela que ni en Angleterre, ni en Italie, ni en France tu ne te sens pas à la maison ?

Je reviens en République tchèque souvent, je m’y sens toujours chez moi. Jusqu'à présent, je n’ai pas trouvé la nationalité ou le pays qui me conviendrait de tous les aspets comme la République tchèque. Je pense que c’est un pays très calme avec une histoire riche, les monuments, la belle nature et l’économie qui se développe rapidement. Elle offre aussi beaucoup de possibilités culturelles, non seulement dans la capitale.

Comment vois-tu les Français?
 
Les Français sont très polis. L'important c'est de saluer bien partout et souvent. Puis dans un magasin par exemple, on souhaite un bonjour après le paiement. Par rapport à cela, il est nécessaire de dire que les Parisiens sont parfois arrogants. En France et surtout à Paris, la mode est essentielle. La couleur noire, que je trouve un peu uniforme, prédomine sur les autres. J'aime bien que les enfants sont souvent très bien habillés. Il est aussi vrai que les Français sont les grands nationalistes étant fiers de leur pays, qui offre beaucoup de beaux endroits à visiter.

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Selon toi, quels sons les endroit qu’il faut absoluement visiter en France? As-tu une idée pour un voyage d’un jour?


Une expérience incroyable est la vue sur la Tour Eiffel depuis le Trocadéro, surtout chqaue heure du soir, quand elle commence à briller. Encore à Paris, le bois du Boulogne offre des espaces verts pour passer une belle journée avec la famille ou avec les amis.

Hors de la métropole, je recommande de faire un pique-nique dans les jardins du château de Versailles ou visiter le parc à thème Disneyland, où les adultes s’amusent également comme les enfants! Grâce à TGV, vous pouvez également visiter dans une journée la ville bilingue et la capitale d'Alsace, Strasbourg, ou la troisième la plus grande de la France, Lyon, pour admirer la vue magifique de la colline de Fourvière

Pour moi, la plus belle partie de la France est la Côte d'Azur dans le sud du pays, en particulier Nice avec la Promenade des Anglais et le charme de la Provence, et la célèbre ville du gendarme Cruchot , Saint-Tropez, et ses plages en sable blanc.



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Texte: Ales Bartos / Photos: Jana Sergio

Vera Kralova - organisateur d'événements

publié le 18 mai 2016 à 01:54 par Redakce CSMPF

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Cette semaine pour la section "Interviews avec les membres"
 notre reporteur Ales Bartos a interviewé Vera Kralova - membre d'association depuis Octobre 2015.

Même si elle est le membre seulement depuis quelques mois, ella a déjà participé à l'organisation de la Fête de Saint Nicolas et de Pâques tchèque et a organisé la participation de l'association à la course la plus colorée de l'année et surtout caritative - The Color run.


Quel est le cheminement qui t’amène à Paris?

J’ai visité Paris pour la première fois en mai 2013, quand j’ai fait un stage dans une entreprise auto comme une assistante dans le département juridique. Je venais donc à Paris presque tous les mois ; à part cela, j’ai mon copain à Paris, ce qui est une autre motivation de venir. Suite à deux autres années de stage, j’ai réjoint, en Septembre de l'année dernière, l’université de Créteil pour le Master International de maîtrise en gestion des affaires.

VERA KRALOVA (24)

  • née en 1992 à Klatovy
  • diplômée d'Administration publique et du développement régional et elle a terminé la première année d'International Master in Business Management à Paris
  • travaille actuellement en tant que Junior Key Account Manager
  • membre de l'association depuis l'automne 2015
  • a organisé la course des membres d'association à The Color run
  • a participé à l'organisation de la "Fête de Saint Nicolas" et de "Pâques tchèque"
Cela ne fait pas longtemps que tu fais partie de l’assoctiation: quel était ton impulsion pour dévenir membre?


J’ai appris de l’association lors du Pub tchèque (événement organisé tous les premiers jeudis du mois à Oberkampf, add.rédaction). Quand j’ai su que j’allais passer au moins un an sur mes études à Paris, ma demande d'adhésion n'a pas pris longtemps à venir. J'ai toujours aimé l'organisation de divers événements et les rencontres avec de nouvelles personnes ; cette idée, de pouvoir l’entreprendre avec des gens qui partagent la même culture et l'origine, a encore amplifié ma motivation à vouloir devenir membre. 

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Que signifie pour toi l’adhésion à l’EJPTF? Comment participes-tu à l’action de l’association?


Association est un endroit où je me sens à la maison, en Bohême, où je rencontre des amis tchèques et où nous tenons nos fêtes traditionnelles. Le principal avantage pour moi est aussi le fait de pouvoir assister à des événements de nobmreuses genres, où je ne pourrais pas forcément accèder normalement, comme par exemple la rencontre avec le Premier ministre tchèque Sobotka. Jusqu’alors j’ai participé à l’organisation des événements comme le Noël tchèque, la fête de Pâques tchèque et j’ai participé à The Color Run of Paris au nom de l’association.

De l’autre côté, je peux être bénéfique à l’association à travers ma participation active à des événements et des réunions, ainsi qu’en essayant de prendre l'initiative et concevoir des actions que nous pourrions organiser. Je pense que je suis une membre fiable et responsable.

Tu l’es, bien évidamment. En quoi la vie en France varie-t-elle par rapport à la vie en République tchèque? As-tu vécu le choc culturel, à savoir d’être mal en raison de séparation de ta famille?

De ma propre expérience, je ne peux comparer que les différences entre la vie à Paris et la vie République tchèque – je ne connais pas suffisamment le reste de la France. L’essentiel des différences consiste en un rythme de vie différent. Les gens à Paris se lèvent plus longtemps et prennent leur dîner et se couchent plus tard. Je ne me suis toujours pas adaptée – pour moi, de dîner après 22 heures, c’est trop tard. Les gens fondent leurs familles à l’âge plus élevé. Les parents consacrent beaucoup plus de temps au travail et rentrent chez eux presque au moment où leurs enfants dorment. En Tchéquie j’étais habituée, notamment de là d’où je viens, que les parents rentraient à la maison vers 17 heures et qu’ils ont pu consacrer le temps à nous enfants. Pour moi, la vie à Paris est très frénétique, gaïe et même dévergondée.

Pour être sincère, oui, j’ai vécu le choc culturel durant les premiers moments à Paris. Nous les petits Tchéques, on n’est pas habitullés à un tel mix culturel et national. Bien que j’ai déjà visité beaucoup d’endroits du monde, il faut toujours du temps pour l’assumer. Ce n’est pas la même chose de partir pour les vacances pour quelques jours ou de déménager dans un autre pays pour longtemps. 

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Comment profites-tu de ton temps libre?


Depuis que je suis arrivée à Paris, je n’ai pas beaucoup de temps libre. Mais pourtant j’en trouve pour faire du jogging au Bois de Boulogne. Je dédie également assez de temps à mes amis et à la découverte de la ville de Paris et de ses environs, car voyager c’est mon principal loisir. 

Rentres-tu souvent en République tchèque souvent? Où est-ce que tu te sentes à la maison?

Ma maison reste en République tchèque. Il me fait du plaisir de dire que je suis née à Ujezd u Planice et j’aime présenter nos coutumes aux étrangers. Je pense que l'adhésion à l'association a encore renforcé mon patriotisme. Avec mes parents et mes amis, grâce aux moyens d’information, je suis en contact quotidien. J’étais en République tchèque en décembre dernier et j’ai l'intention d'y retourner en septembre.

Comment vois-tu la culture française et les Français d’un point de vu du patriotisme tchèque (qui lui est assez rare)?

La culture française est très riche. J’apprécie notamment la gourmandise des Français. La cuisine y est magnifique, sans parler des fromages ou du vin ou encore d’une fraîche et chaude baguette de la boulangerie ! C’est quelque chose qui m’a plu toute de suite. Parzeil pour l’architecture de la ville. Il y a toujours plein de choses à visiter. Quand je sors pour une promenade, il m’arrive de tordre mon cou …

Après cette mascarade culinaire et historique il faut avouer à Paris du moins que grâce au multiculturalisme il dépasse les autres villes françaises. L’influence des cultures étrangères se font sentir dans la vie de tous les jours : par exemple le cous cous, un plat très apprécié à Paris, ce n’est pas un plat traditionnel français !

Je n’ai jamais eu de problèmes en confrontation avec une/un Français(e); bien au contraire, je me suis fait pas mal d’amis entre eux. Ce qui est commun à tous, c’est qu’ils travaillent jusqu’au tard le soir. Mais c’est apparamment comme ça qu’on vit à Paris. Une fois que vous embarquez à ce bateau, il est difficile d’y sortir. 

Quel endroit en France conseillerais-tu aux touristes pour la visite? 

Touristes, prenez un train et partez tout derrière Paris : là-bas vous visiterez peu importe combien de châteaux ou de parcs, ils sont tous beaux! Ou juste prennez des chaussures confortables et partez pour une promenade dans la ville de Paris; en ce cas, surtout pas en métro. Une belle promenade à la Bois de Boulogne ou aux abords du canal Saint-Martin vaut le coup. Si vous avez plus de temps, allez en Normandie: à Deauville et à Honfleur, puis au mont Saint-Michel et à Saint-Malo. Voilà les endroits qui vont certainement vous stupéfier.



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Texte: Ales Bartos / Photos: Vera Kralova

Kristyna Anderlova - relations publiques

publié le 4 mai 2016 à 13:53 par Redakce CSMPF   [ mis à jour : 26 mai 2016 à 14:33 ]

https://sites.google.com/a/csmpf.com/fr/asociace-o-nas/interviews-avec-les-membres/interview-de-la-semaine-avec/_draft_post/Photo%2017-02-2015%2021%2055%2054.jpg
Notre nouvelle section "Interviews avec les membres" continue avec Kristyna Anderlova de Relations publiques.


Elle vit en France depuis 4 ans et pour l'association elle s'occupe de la communication via e-mail et les réseaux sociaux. Elle avait récemment créé le Newsletter, elle publie régulièrement sur le site Facebook d'EJTPF. Kristyna a presenté la soirée d'information et Paques Tchèque.


Quels sont tes loisirs et tes intérêts?

J’ai beaucoup de centres d’intérêts donc malheureusement je n’ai pas le temps pour tout. Je fais du ballet, du yoga, du jogging et j’essaie de faire de la méditation le plus souvent possible. J’adore lire (la philosophie, la psychologie, l’histoire ou des romans en tout genre, je suis mordue de lecture), manger et sortir au cinéma. J’aime aussi faire la connaissance de nouvelles cultures, ce qui est toujours très enrichissant pour moi.

KRISTYNA ANDERLOVA (28)

  • née en 1988 à Domazlice
  • diplômée d'Université de Finance et Administration à Prague
  • travaille actuellement en tant que Community Manager pour la République Tchèque chez Toluna
  • membre de l'association depuis 2015, elle s'occupe de la communication
  • a co-organisé la soirée d'information
  • a presenté « Pâques tchèque » 
  • kristyna.anderlova@csmpf.com
Comment ça se fait que tu t’es installée à Paris?


C’était mon rêve d’étudier à l’étranger, surtout à Paris donc je suis venue dans le cadre d’un programme Erasmus. J’ai fait 1 an d’études, conclue par un stage Erasmus. Ensuite je voulais rester à Paris du coup j’ai commencé à chercher du travail. Quelques semaines plus tard j’ai reçu une annonce via le groupe d’e-mail « Petite Prague » (forum d’information et de débats pour les Tchèques et Slovaques en France) pour un poste de Community Manager pour la République tchèque dans une société qui fait des études de marché. J’ai tout de suite envoyé ma candidature parce-que j’étais attiré par le fait que pour moi, être Tchèque sera plutôt un atout qu’un handicap. Je suis resté à ce poste jusqu’aujourd’hui,  c’est un travail que j’aime beaucoup.

https://sites.google.com/a/csmpf.com/fr/asociace-o-nas/interviews-avec-les-membres/interview-de-la-semaine-avec/_draft_post/IMG_5549.JPG
Pourquoi tu as rejoint l’association EJPTF?

J’ai reçu un mail de recrutement sur le groupe « Petite Prague » disant que l’association cherche quelqu’un pour gérer la communication. À cette époque je cherchais du travail du coup chaque expérience, même volontaire, était importante pour moi. Et j’ai aussi aimé l’idée d’organiser et de participer aux événements où nous pourrions présenter notre belle culture aux Français.

En quoi l’association EJPTF est-elle une contribution pour toi et en quoi l’es-tu ?

Grâce à l’association je rencontre beaucoup de gens et ça me porte toujours de nouveaux contacts très intéressants. Je pouvais mettre dans mon CV des nouvelles expériences comme par exemple l’organisation et la présentation d’événement à l’ambassade. En plus partiellement grâce à l’association je peux manger un goulasch délicieux même à Paris.

Ce que je fais pour l’association consiste en l’organisation, de la présentation pour certains événements, gérer des mails, m’occuper de la publication d’articles sur notre site web ou sur Facebook. L’année dernière j’ai également fait la newsletter, qui a eu du succès, ce qui me plairais beaucoup de refaire un jour.

En quoi consistent les principales différences entre la vie en République tchèque et en France ? As-tu connu le choc culturel ?

Le plus grand choc en arrivant à Paris était pour moi de voir les enfants dans la rue, allongés par terre surtout quand c’est juste à côté de magasins de luxes. Voir une telle pauvreté entourée par le monde du luxe c’est quelque chose à laquelle je ne m’habitue jamais.

Pour moi la plus grande différence c’est aussi la nourriture. Les Tchèques mangent très gras en comparaison avec les Français. Si je bois de l’eau au restaurant en République tchèque, tout le monde pense que je suis au régime parce que chez nous on boit soit une bière soit une limonade.

Ensuite, la structure de la population. Ici à Paris vous trouverez des gens venant de tout horizons, de toutes religions, couleur de peau, culture, etc... En République tchèque il y a toujours des gens qui quand ils voient un homme de couleur ils se prennent en photo avec lui. Je pense que les Tchèques ne sont pas racistes, ils sont juste plus distants aux choses qu’ils ne connaissent pas.

Pour dire aussi quelque chose positive sur eux, à mon opinion les Tchèques sont beaucoup plus détendus et ils ne se prennent pas trop au sérieux. J’ai lu quelque part que la République tchèque est « un pays où tout le monde s’en fout ». Je suis d’accord.

Maintiens-tu le contact avec la République tchèque et y rentres-tu souvent ? Qu’est-ce que tu considères comme ta maison ?

Je retourne souvent en République tchèque. Ma famille et mes meilleurs amis sont là bas. Je me sens plutôt comme une Tchèque qui continue de vivre à l’étranger. Ma famille et mes amies sont venus à Paris de nombreuses fois, notamment l’année dernière pour me rendre visite. Quand on va avec mon copain (qui est Français) en République tchèque, je suis très fière de lui montrer ma région et nos coutumes et c’est pareil quand ma famille vient en France. D’ailleurs ma cousine était ici pour la première fois. Je leur fais souvent découvrir Paris par mes restaurants préférés. Ma cousine était très surprise par la diversité culturelle – je pense que dans sa tête la France était comme dans les films avec Louis de Funès et Audrey Tautou. Mon père, lui, a préféré manger aux restaurants chinois car dans les restaurants français les serveurs sont trop arrogants. Ma mère adorait la mode et mon amie, qui est une belle fille blonde, les regards des hommes.

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Comment conçois-tu la culture française ?


En France il existe une si grande diversité entre les gens que ça la rend très difficile à généraliser. Je pensais que les Français étaient arrogants et très souvent je l’ai vécu comme une vérité mais en même temps j’ai beaucoup d’expériences qui me prouvent l’inverse. J’ai pensé que les Français ne mangeaient que les escargots ou les grenouilles, mais après quatre ans à Paris j’ai l’impression que ce sont seulement moi et ma famille qui les mange. Le cliché qui était vérifié c’est la fierté des Français envers leur pays. C’est un peuple qui se plaint beaucoup plus que nous mais si quelqu’un critique la France ils savent bien la défendre.

J’adore la mode, l’art, l’histoire et la culture donc il est évident que pour moi Paris c’est une meilleure ville pour vivre. À Prague il y a aussi pas mal de magasins de mode, j’ai toujours pensé que ça me suffira mais il est vrai que c’est incomparable avec Paris. Ça ne m’étonne pas qu’il y ai beaucoup de gens qui viennent à Paris juste pour faire du shopping. C’est une ville où vous n’allez pas vous ennuyer. Il y a tellement d’expositions, de spectacles, de musés que c’est impossible de tout voir et de visiter même si je restais ici jusqu’à la fin de ma vie. J’aime beaucoup l’histoire et le meilleur c’est quand je suis en train de lire un article sur l’Arc de Triomphe, quels moments historiques il représente et là je lève ma tête et je me rends compte que je suis devant le vrai Arc de Triomphe!

Je vois que Paris est vraiment pour toi. La vie est belle ici. T’as parlé de la richesse de la culture française – selon toi, quels sont les endroits qu’il faut absolument visiter en France ?

Mon conseil serait de prendre une carte de la France et de visiter tout les endroits qui y apparaissent, parce-que chaque ville, monument, château et autres découvertes proposent une expérience inoubliable. Personnellement j’adore, en plus de Paris, l’Ouest de la France, la Bretagne, la côte Atlantique et les châteaux de la Loire.


Lisez aussi les autres interviews de notre nouvelle section "Interviews avec les membres" !

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Texte: Ales Bartos / Photos: Kristyna Anderlova

Présidente de l'association Lucie Stembirkova

publié le 23 avr. 2016 à 13:35 par Redakce CSMPF   [ mis à jour : 26 avr. 2016 à 14:46 ]

Notre nouvelle section "Interviews avec les membres" commence avec la présidente de l'association - Lucie Stembirkova
Née en 1986 à Ostrava, elle vit en France depuis 14 ans. Avant d'en être la présidente, elle exerçait d'autres responsabilités : la gestion financière de l'association, l'organisation de certains événements culturels et débats.



Quels sont tes loisirs et tes intérêts?

Malheureusement je n’ai pas beaucoup de temps libre, mais quand j’en trouve, j’aime faire beaucoup de choses – lire, regarder des films, chanter. Récemment je me suis mise à cuisiner et en fait j’aime bien! Sinon quand je ne suis pas trop fatiguée et que je ne m’endors pas dès que je baisse la tête, j’aime bien lire des livres sur la psychologie. 

LUCIE STEMBIRKOVA (30)

Qu’est-ce qui t‘a fait venir à Paris? Et en France?

Je suis en France depuis 2002, quand je suis arrivée pour étudier au lycée Carnot à Dijon. Après le bac, j’ai décidé de rester et j’ai demandé à intégrer Sciences Po Paris, qui a un campus délocalisé à Dijon. J’ai donc passé encore 2 ans à Dijon et ensuite je suis arrivée à Paris pour le master. Et après je suis restée pour travailler, ça fait donc 14 ans que je vis ici – seulement deux ans en moins que ce que j’ai vécu en République tchèque.

Pourquoi tu as rejoint l’association EJPTF?

J’ai rejoint l’association parce qu’on m’a proposée de devenir trésorière. Au début, l’association ne m’intéressait pas, parce que j’avais l’impression que je n’étais pas en France pour sympathiser avec des Tchèques. Mais avec le temps, les interactions avec d’autres Tchèques ont commencé à me manquer et donc, quand cette offre est venue, j’ai accepté avec plaisir. C’était pour moi l’occasion de reconnecter avec la République tchèque, de revenir à mes racines et aussi de faire quelque chose pour la communauté de Tchèques à Paris.

En quoi l’association EJPTF est-elle une contribution pour toi et en quoi l’es-tu ?
L’association représente beaucoup pour moi : c’est l’endroit où je peux m’épanouir en dehors de mon travail, l’endroit où je rencontre la culture et les traditions tchèques, l’endroit où j’ai un peu plus de liberté et je peux laisser libre cours à mon imagination. C’est aussi l’occasion de passer du temps avec des gens que j’aime et de créer quelque chose tous ensemble. C’est avant tout un plaisir.

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Je suis la présidente de l’association, ce qui veut dire que je la représente auprès de partenaires externes (ambassade, Centre tchèque, d’autres associations tchèques, institutions tchèques et françaises etc.) et que je suis responsable de la coordination. Nous organisons plusieurs événements qui se répètent régulièrement, dont conférence Erasmus, Taverne tchèque, soirée Saint Nicolas et d'autres, et je dois m’assurer que quelqu’un de l’équipe prenne en charge l’organisation et que tout se passe comme il faut. Je dois aussi assurer le fonctionnement de l’association : vérifier qu’on répond à toutes les questions qu’on reçoit quotidiennement sur mail et sur Facebook, que notre site web et notre page facebook sont à jour etc. Heureusement que j’ai des collègues qui sont au top et qui arrivent à faire tout ça sans que j’aie à contrôler beaucoup!

Cela me laisse le temps de réfléchir un peu à l’avenir, où aller et quels nouveaux événements organiser... Cette année on en fera d’ailleurs malheureusement moins parce que nous manquons de bénévoles qui prendraient en charge l’organisation logistique.
Pour résumer, l’association c’est en fait une petite ONG ou une start up, avec la différence qu’on ne se verse pas de salaire et qu’on fait ça dans notre temps libre!

En quoi consistent les principales différences entre la vie en République tchèque et en France ? As-tu connu le choc culturel ? Maintiens-tu le contact avec la patrie et y rentres-tu souvent ? Qu’est-ce que tu considères comme TA maison ?

A vrai dire, moi je ne ressens plus de choc culturel, ça fait tellement longtemps que je vis ici que je me considère à moitié Française : d’ailleurs j'ai eu ma nationalité récemment. La principale différence que je vois est dans la qualité de la vie et dans une certaine ouverture d’esprit. J’ai l’impression que les Tchèques sont toujours un peu trop centrés sur la République tchèque, qu’ils n’aiment pas trop aller voir ailleurs et qu’ils n’aiment pas que leur société s’ouvre à des personnnes trop différentes. D’ailleurs on le voit dans la manière dont la société tchèque perçoit la crise migratoire. Je ne dis pas que les Français accueillent tout le monde les bras ouvert, mais à Paris du moins, beaucoup de cultures et de nationalités différentes coexistent et je trouve que ça enrichit la ville. Si je devais rentrer en République tchèque aujourd’hui, je crois que ça me manquerait. De l’autre côté, ce que j’aime en République tchèque, c’est le côté „pas prise de tête“ : en général, les Tchèques ne prétendent pas être autre chose que ce qu’ils sont, ils sont directs, au risque de paraître un peu brutaux, mais du coup les relations humaines sont peut-être un peu plus détendues. Mais en fait moi je deviens de moins en moins capable de comparer les deux pays, parce que je ne vais en République tchèque que quelques fois par an, essentiellement pour voir ma famille!

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La France a beaucoup de facettes différentes pour les étrangers. Comment conçois-tu la culture française ?

Il y a vraiment une grande diversité en France, du point de vue d’un Tchèque c’est presque difficile à comprendre, parce que la République tchèque est un petit pays relativement homogène, même si les différences régionales existent. Ce qui m’a toujours fascinée c’est qu‘aller par exemple dans les Pyrénées, c’est presque comme aller à Prague, c’est très loin et on dirait que c’est un autre monde. Et je ne parle même pas des territoires outre mer !

Donc si je réfléchis à ce qui unit les Français, j’ai l’impression que c’est une certaine fierté nationale (contrairement à la fierté nationale tchèque, la fierté française est moins complexée), ensuite une joie de vivre (même si dans une ville comme Paris on ne la ressent pas forcément au quotidien), et l’accent qui est mis sur l’égalité et la fraternité, en tout cas dans le discours (dans les faits la France n’est pas un pays si égalitaire que ça).

En ce qui concerne la culture française, je pourrais en parler des heures, elle est tellement riche ! Personnellement j’adore la littérature française, que ça soit par exemple Saint-Exupéry, Duras, Gary ou d’autres…

Parfait. La France est donc un pays très riche en culture. Selon toi, quels sons les endroit qu’il faut absoluement visiter en France? As-tu une idée pour un voyage d’un jour?
Bien évidemment Paris. Ensuite Mont Saint Michel, Avignon, la Côte d’Azur ou Lyon… Bordeaux est également une belle ville même si trop bourgeoise à mon goût. La Rochelle et les alentours valent également le détour.



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Texte: Ales Bartos / Photos: Lucie Stembirkova

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